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Alors, ça ronfle à fsz ? :)
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Yannix
2018-05-11 05:50:12 UTC
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Bonjour,

Citation :

--> http://pbillaud.fr/html/h1f.html

"1965-1966. Un virage à 180 degrés
Lorsqu'en février 1960 nous réussîmes magnifiquement notre première
expérience nucléaire (plus de quatre fois l'énergie d'Hiroshima), nous
ne doutions pas d'avoir à attaquer aussitôt l'étape suivante de la bombe
H. Trois ans plus tôt, les Anglais, après les Russes et les Américains,
avaient accédé au niveau thermonucléaire, cinq ans seulement après leur
première explosion A. Certes nos programmes prioritaires immédiats
portaient sur la réalisation d'une charge opérationnelle adaptée au
Mirage IV, et un programme H ne pouvait se situer qu'à moyen terme, mais
nous fûmes assez surpris de l'attitude carrément négative de nos
interlocuteurs des Armées à l'égard d'un effort H immédiat, même
seulement scientifique. A l'évidence cette question avait été tranchée
en haut lieu : "pas de priorité H, on verrait plus tard". Ces questions
étaient examinées et arrêtées en Conseil de défense, toujours présidé
par le Général de Gaulle en personne, et il était donc évident que le
Général avait cautionné sinon approuvé cette non priorité H. Une preuve
nous en a été fournie récemment par l'évocation par Alain Peyrefitte
d'un bref aparté avec le Général, en juillet 1962, après un conseil des
ministres où Gaston Palewski avait mentionné l'éventualité d'une
expérience H pour 1970 ( in A. Peyrefitte : C'était De Gaulle. Fayard
1994. Page 67) :
"AP : - Vous ne trouvez pas que 1970, pour la bombe H, c'est encore loin ?
GdG.- Oui, c'est loin. Je me demande si on ne pourrait pas raccourcir
les délais. Mais, voyez-vous, ces choses-là, ça prend beaucoup de temps..."
Cette réaction du président, pour le moins décontractée, contraste
singulièrement avec la quasi hystérie qu'il va manifester quatre ans
plus tard, quand il se rendra compte que les Chinois, qui eux avaient
attaqué énergiquement la phase H dès le début, allaient laisser la
France à la traîne. Feignant d'oublier qu'il avait cautionné des
directives contraires peu d'années avant, il apostrophe Alain
Peyrefitte, tout frais nommé ministre de la recherche et des questions
atomiques et spatiales (in A. Peyrefitte : Le mal français, chapitre 9.
Plon 1976. Page 81) :
"Cherchez donc pourquoi le CEA n'arrive pas à fabriquer la bombe H.
C'est interminable ! (...) avant de partir je veux que la première
expérience ait eu lieu ! Vous m'entendez ! C'est capital. Allons-nous
être, des cinq puissances nucléaires, la seule qui n'accédera pas au
niveau thermonucléaire? Allons-nous laisser les Chinois nous dépasser? -
Quel délai me donnez-vous? (demande Peyrefitte) - 1968 au plus tard...
Débrouillez-vous !"
Jusque là, pour les questions d'applications atomiques militaires, les
interlocuteurs principaux de la DAM avaient toujours été le Ministre des
armées et ses représentants, notamment le Chargé de mission atome de la
Délégation ministérielle pour l'armement, ceux qui nous refusaient
obstinément tout effort budgétaire au profit des études H. Il est alors
permis de se demander si de Gaulle, avec un certain machiavélisme, n'a
pas choisi d'actionner pour l'accélération des études H le ministre de
la recherche, pour éviter à l'autre ministre de se déjuger. Il aurait
alors donné ce portefeuille à Peyrefitte uniquement en vue de cette
action sur le CEA, sans état d'âme, puisque Peyrefitte dans ses
anciennes fonctions de ministre de l'information n'avait pas accès aux
conseils de défense, et ignorait tout du malthusianisme gouvernemental
en matière H. Et Peyrefitte, qui n'a aucune expérience sérieuse de la
recherche scientifique, au lieu de prendre le temps de comprendre le
changement d'orientation majeur imposé au CEA, se borne à répercuter
l'injonction gaullienne, tel l'adjudant de quartier : "Je ne veux pas le
savoir. Débrouillez-vous !" (Le mal... p.82). "
-------------------

Fin de citation !


X.

PS: Inutile de me demander ce que je pense de ce genre de scientifique !
(coucou Robby!).
--
Macron, je veux bien marcher dessus du pied gauche, ça porte bonheur.
Et voilà. J'étais sûr que ça allait déraper...
Forcément, ça glisse.
robby
2018-05-11 08:53:34 UTC
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Post by Yannix
Fin de citation !
PS: Inutile de me demander ce que je pense de ce genre de scientifique !
(coucou Robby!).
je n'ai rien compris, ni a ce qu'etait le message particulier que tu
voulais pointer dans cette interminable citation, ni a ton allusion finale.

tu a toujours autant de mal a communiquer, on dirait ;-)
--
Fabrice
Yannix
2018-05-11 10:04:46 UTC
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Raw Message
Post by robby
Post by Yannix
Fin de citation !
PS: Inutile de me demander ce que je pense de ce genre de scientifique
! (coucou Robby!).
je n'ai rien compris, ni a ce qu'etait le message particulier que tu
voulais pointer dans cette interminable citation, ni a ton allusion finale.
tu a toujours autant de mal a communiquer, on dirait ;-)
Non, c'est toi qui a du mal à comprendre: La DAM du CEA, faut la
démanteler. Question de salubrité publique!

X.
--
Post by robby
Post by Yannix
Macron, je veux bien marcher dessus du pied gauche, ça porte bonheur.
Et voilà. J'étais sûr que ça allait déraper...
Forcément, ça glisse.
robby
2018-05-11 19:15:37 UTC
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Raw Message
Post by Yannix
Non, c'est toi qui a du mal à comprendre: La DAM du CEA, faut la
démanteler. Question de salubrité publique!
je crois que tu n'as toujours pas compris ce qu'était un débat ou une
argumentation.
--
Fabrice
Yannix
2018-05-16 21:53:31 UTC
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Raw Message
Post by robby
Post by Yannix
Non, c'est toi qui a du mal à comprendre: La DAM du CEA, faut la
démanteler. Question de salubrité publique!
je crois que tu n'as toujours pas compris ce qu'était un débat ou une
argumentation.
Faut-il une "argumentation" lorsque l'on parle de bombe H et de
mégatonnes de TNT?

X.
--
Post by robby
Post by Yannix
Macron, je veux bien marcher dessus du pied gauche, ça porte bonheur.
Et voilà. J'étais sûr que ça allait déraper...
Forcément, ça glisse.
Paul Aubrin
2018-05-12 11:10:01 UTC
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Post by robby
Post by Yannix
Fin de citation !
PS: Inutile de me demander ce que je pense de ce genre de scientifique !
(coucou Robby!).
je n'ai rien compris, ni a ce qu'etait le message particulier que tu
voulais pointer dans cette interminable citation, ni a ton allusion finale.
tu a toujours autant de mal a communiquer, on dirait ;-)
Je confirme. Quelle question souhaite-t-il mettre sur le tapis? Et
pourquoi dans un groupe de zététique? Mystère.
Ta liberte tu la mendies, pauvre acteur.
2018-05-11 18:26:29 UTC
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Post by Yannix
Bonjour,
--> http://pbillaud.fr/html/h1f.html
"1965-1966. Un virage à 180 degrés
Lorsqu'en février 1960 nous réussîmes magnifiquement notre première
expérience nucléaire (plus de quatre fois l'énergie d'Hiroshima), nous
ne doutions pas d'avoir à attaquer aussitôt l'étape suivante de la bombe
H. Trois ans plus tôt, les Anglais, après les Russes et les Américains,
avaient accédé au niveau thermonucléaire, cinq ans seulement après leur
première explosion A. Certes nos programmes prioritaires immédiats
portaient sur la réalisation d'une charge opérationnelle adaptée au
Mirage IV, et un programme H ne pouvait se situer qu'à moyen terme, mais
nous fûmes assez surpris de l'attitude carrément négative de nos
interlocuteurs des Armées à l'égard d'un effort H immédiat, même
seulement scientifique. A l'évidence cette question avait été tranchée
en haut lieu : "pas de priorité H, on verrait plus tard". Ces questions
étaient examinées et arrêtées en Conseil de défense, toujours présidé
par le Général de Gaulle en personne, et il était donc évident que le
Général avait cautionné sinon approuvé cette non priorité H. Une preuve
nous en a été fournie récemment par l'évocation par Alain Peyrefitte
d'un bref aparté avec le Général, en juillet 1962, après un conseil des
ministres où Gaston Palewski avait mentionné l'éventualité d'une
expérience H pour 1970 ( in A. Peyrefitte : C'était De Gaulle. Fayard
"AP : - Vous ne trouvez pas que 1970, pour la bombe H, c'est encore loin ?
GdG.- Oui, c'est loin. Je me demande si on ne pourrait pas raccourcir
les délais. Mais, voyez-vous, ces choses-là, ça prend beaucoup de temps..."
Cette réaction du président, pour le moins décontractée, contraste
singulièrement avec la quasi hystérie qu'il va manifester quatre ans
plus tard, quand il se rendra compte que les Chinois, qui eux avaient
attaqué énergiquement la phase H dès le début, allaient laisser la
France à la traîne. Feignant d'oublier qu'il avait cautionné des
directives contraires peu d'années avant, il apostrophe Alain
Peyrefitte, tout frais nommé ministre de la recherche et des questions
atomiques et spatiales (in A. Peyrefitte : Le mal français, chapitre 9.
"Cherchez donc pourquoi le CEA n'arrive pas à fabriquer la bombe H.
C'est interminable ! (...) avant de partir je veux que la première
expérience ait eu lieu ! Vous m'entendez ! C'est capital. Allons-nous
être, des cinq puissances nucléaires, la seule qui n'accédera pas au
niveau thermonucléaire? Allons-nous laisser les Chinois nous dépasser? -
Quel délai me donnez-vous? (demande Peyrefitte) - 1968 au plus tard...
Débrouillez-vous !"
Jusque là, pour les questions d'applications atomiques militaires, les
interlocuteurs principaux de la DAM avaient toujours été le Ministre des
armées et ses représentants, notamment le Chargé de mission atome de la
Délégation ministérielle pour l'armement, ceux qui nous refusaient
obstinément tout effort budgétaire au profit des études H. Il est alors
permis de se demander si de Gaulle, avec un certain machiavélisme, n'a
pas choisi d'actionner pour l'accélération des études H le ministre de
la recherche, pour éviter à l'autre ministre de se déjuger. Il aurait
alors donné ce portefeuille à Peyrefitte uniquement en vue de cette
action sur le CEA, sans état d'âme, puisque Peyrefitte dans ses
anciennes fonctions de ministre de l'information n'avait pas accès aux
conseils de défense, et ignorait tout du malthusianisme gouvernemental
en matière H. Et Peyrefitte, qui n'a aucune expérience sérieuse de la
recherche scientifique, au lieu de prendre le temps de comprendre le
changement d'orientation majeur imposé au CEA, se borne à répercuter
l'injonction gaullienne, tel l'adjudant de quartier : "Je ne veux pas le
savoir. Débrouillez-vous !" (Le mal... p.82). "
-------------------
Fin de citation !
X.
PS: Inutile de me demander ce que je pense de ce genre de scientifique !
(coucou Robby!).
Yannix est eric hamery ?

--
Paul Aubrin
2018-05-11 18:56:16 UTC
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Le Fri, 11 May 2018 20:26:29 +0200, Ta liberte tu la mendies, pauvre
Post by Ta liberte tu la mendies, pauvre acteur.
Post by Yannix
PS: Inutile de me demander ce que je pense de ce genre de scientifique !
(coucou Robby!).
Yannix est eric hamery ?
Non. Leur orthographe est très différente. Mais Yannix semble apprécier
les idées d'Eric Hamery.
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